21 janvier 2006
Avis de décès
Pierre Chapoutot nous a quittés.
Pour lui dire au revoir, on se retrouvera le mardi 24 janvier à 14h30 à la salle polyvalente de Gilly-sur-Isère.
De la part de Christine, Claire et Ludo,
Ses frères et soeurs et toute sa famille,
Et ses nombreux amis.
Commentaires
le Père Gaspard t'attend
tristesse immense des amoureux de l'Oisans. Le Père Gaspard t'attend là-haut. Merci pour tes écrits et ces si belles traces (PIc Sans Nom, Meije). Merci aussi pour avoir soufflé l'air si pur dans ce milieu alpin qui sent si souvent le renfermé. Un air de Meije funèbre.
Un petit hommage à un grand alpiniste
La Meije a perdu un de ses meilleurs connaisseurs, l'Oisans un de ses plus grands amoureux... Un petit mot pour rendre hommage à son courage, à sa passion de la montagne et à son oeuvre littéraire, notamment le superbe livre sur la Meije, qui m'a donné envie de faire de l'alpinisme. Grande tristesse d'une autre amoureuse des Ecrins, perdue en Ile-de France...
Tristesse et souvenirs...
Jacques P. vient de m'apprendre la nouvelle... Tristesse et souvenirs m'envahissent. Je repense aux (trop) rares moments encordé avec lui sur ces arêtes du Grand Paradis, ou au Bargy... les deux fois dans un brouillard à couper au couteau. Malgré ces conditions ce sont des moments lumineux dans ma mémoire...
Je me souviens de Chap's à l'hopital de Bourg : ce jour là la montagne n'avait pas voulu ni de lui, ni de Christine d'ailleurs...
A Christine, à Claire (dont il m'avait parlé avec tant de fierté) presque conscrite de notre grande Delphine.
Solide et fragile comme le roc
Pierre que je ne connais pas venait de retrouver son ami Michel Metge par mon intermédiaire . Il l'a eu au téléphone et puis ... voilà qu'il est parti . Merci à sa famille et amis d'avertir Michel , car je n'ai pas ses coordonnées . Courage à vous tous qui êtes ses proches . Jean-Loup (Ile de la Réunion).
A un oncle trop peu connu...
Hier soir le téléphone sonne... Et tout dégringole... La montagne a emporté l'un de ses pioniers. L'avalanche qui l'avais fait naître, ou plutôt renaître, a ressurgi de terre pour l'emporter dans un monde où, je l'espere, les paysages grandioses et vierges de toute activité humaine foisonnent , pour que tu puisse les explorer et, sans limites, leur rendre hommage.
On dirait un conte pour enfant... Je ne m'étais jamais rendue compte qu'ils pouvaient être aussi tristes.
Je te remercie pour les quelques bibres de ton immense savoir que tu as eu la gentillesse de m'accorder.
Première rencontre autour de Roc à Pic
Mardi, je ne connaissais pas Chaps; mercredi, il m'écrit pour m'aider dans mes recherches sur son ami Pierre Wemaere, l'auteur de "Roc à Pic". Il l'avait perdu de vue mais m'en a parlé avec une telle amitié que je m'étais permise vendredi de l'encourager à retrouver "Pierro". Son mail était étrangement attachant. J'étais étonnée qu'il ne me réponde pas hier soir... Je suis triste de n'avoir connu de lui que son étoile filanre. Je veux pouvoir entrer en contact avec Pierro. Merci Chaps. Yoyo
Souvenirs d'un élève
Quelle tristesse d'apprendre la mort de Pierre Chapoutot. Au lycée d'Albertville, pendant une année scolaire (ce devait être en 1997-98), j'ai eu la chance de l'avoir comme prof. Rares sont les profs qui m'ont autant marqué. Hauts en couleurs et théâtraux, débordant le seul enseignement de l'histoire-géo, ses cours ont contribué à m'apprendre le métier d'homme. Sincères condoléances.
Merci
Mes pensées vont à ses proches... Je rend hommage ici à Pierre qui m'a donné beaucoup de bonheur à lire sa passion pour la montagne.
Le Deuil inattendu qui vous frappe m'émeut profondément. Permettez moi de m'associer à tous ceux qui prennent part à votre affliction.
Veuillez recevoir mes très sincères condoléances.
A memory
I still cannot believe that Pierre has left us and so suddenly. Like this it is so hard for us to accept, to come to terms with the fact. But he has gone. Of all the times that I met him, that I laughed at his humour and that I delighted in his ideas, there is one time that meant so much. It was in Lyon, October 1978, and Pierre came to help Suzanne and I move our furniture into our appartment. Quite simply, we could not have done it without him...but there was more...by dinner time, we were exhausted, but Pierre kept the spirits up and the conversation going. He talked of many things, of "....cabbages and kings" one might say, but also of Jacques Brel, who had just died. Thanks, Pierre. May your spirit be safe.
Amis d' enfance
Nous nous retrouvions au début des années 60 le dimanche à Bleau et l'été à la Bérarde , avec Pierro Wemaere , François Bouvier , mon frère Patrick et quelques autres.Quels souvenirs! des courses modestes eu égard au palmarès qu'il s'est forgé depuis , mais dont nous étions fiers, et aussi de longues après midis pluvieuses à jouer au bridge chez Sidonie!
Un souvenir pesant de Pierre : dans une fissure mouillée de la voie Madier à la face Est de la Dibona , il avait chuté de quelques m et m'avait proprement assommé en atterrissant sur ma tête!
Adieu Pierre et rendez-vous là-haut peut-être
Alain
PS Pierro et François , si vous lisez ce texte , contactez moi
MERCI
Merci, Pierre, pour les si belles lignes que tu nous laisses... lignes d'escalade dans les montagnes de l'Oisans, ou lignes d'écriture, autant qui m'ont fait rêver et que j'aurai toujours plaisir à suivre !
Et tu seras toujours présent à la Meije, ma montagne préférée.
Une pensée émue à tes proches.
J'avais decouvert ce blog par l'intermediaire de celui de Claire et je venais de temps a autre y prendre un bol d'air pur.
Ce matin, comme tant d'autres, j'y reviens et ... quelle triste nouvelle.
J'ai une pensee pour tous les proches.
Requia
Souvenir d'enfance
Tu te souviens, à Meaux, alors que tu piaffais d'impatience en attendant que Maman finisse de rafistoler tes culottes de varappe, elle t'avait menacé... de coudre tes poches de piolet à l'envers...
Ta petite soeur Suzanne
Toutes mes sincères condoléances et pensées pour sa famille et ses amis.
Anne
Je suis vraiment bouleversée par cette nouvelle.
Adieu l'ami
Jeudi matin nous étions ensemble à Chambéry. Après le déjeuner je t'ai raccompagné jusqu'à ta voiture. Puis nous nous sommes dit au revoir, sans penser qu'il n'y en aurait plus...
Quelle tristesse.
Toutes mes condoléances aux tiens.
Sylvain
Merci de ce que vous nous offrez avec ce site.
La montagne m'a pris mon père, il y a plus de dix ans et il est toujours présent, en moi.
Cléa, Maman de Cléa, Ludo...je suis de tout coeur avec vous, la montagne s'est montrée cruelle, alors que Pierre l'a montrait si belle.
Merci à lui du cadeau qu'il nous fait avec ce site
Difficile de s'exprimer et que dire ?
Je vous embrasse et pense à vous
Manoue
Au revoir Pierre
Les hasards de la vie avaient fait se croiser nos chemins
Tu es maintenant parti pour un voyage lointain
Resteront gravés à jamais dans ma mémoire
Ces moments merveilleux passés avec toi en montagne
Au revoir Pierre
Pensées très émues à ta famille, à tes proches
Claude
Je connaissais Cléa par son blog qui m'avait fait découvrir celui de son papa. J'avais alors admiré ses belles photos de montagne...
Je prie pour vous pour surmonter cette épreuve, sincères condoléances.
Un Professeur ... d'amitié
Que d'heures passées ensemble sur le rocher, de tommes partagées ! Des bons moments mais aussi des moins bons durant lesquels ma manie de chanter et de siffler t'énervait. Rassure toi, je continue de le faire, c'est ma nature... Un grand merci pour m'avoir permis de vivre et découvrir ce que je n'aurai jamais pu faire sans toi et qui restera à jamais gravé dans ma mémoire. Voilà, il aura fallu attendre plus de 10 ans pour que l'on se retrouve, j'aurai tant aimé que ce soit autrement...
prof
Quelle tristesse.... L'homme que je suis devenu doit beaucoup à tes cours;ces deux années 73-75 à Jean Moulin auront décidé de mon avenir.En espérant pouvoir transmettre à mes élèves cette passion de la parole,de la liberté des grands espaces. Sincères condoléances aux proches et amis.
Au revoir Chaps
C'est en rentrant du boulot, que j'ai appris la triste nouvelle sur France Info, vendredi soir. Choc et tristesse immédiate. Souvenirs qui refont surface...
Je me rappelle tes cours au lycée Jean-Moulin, où je te faisait tant c...., les séances club théatre (Arlequin Valet de Deux Maitres) et les voies réalisées ensemble, lorsque nous faisions cordée commune lors de mes jeunes années.
Je me souviens en particulier du "stage" escalade au Boréon (06) avec Vincent Coussedière, Cyril Le Menestrel, François Cartier, Vincent Goujon, François Hubert et Jacques Vernaz. On t'en avait fait baver, petits couillons que nous étions (comme tu le disais si bien)! Mais qu'est-ce qu'on c'était éclaté pendant ce petit laps de temps passé en altitude, loin des villes.
De toi, je garde en mémoire la pipe qui sentait mauvais, ta passion pour les échecs, la traditionnelle bierre une fois revenu à ton camping car, la musique classique quand on roulait encore dans ce maudit camping car qui me donnait mal au coeur, tes basquettes marrons assorties à ton pantalon en velour de la même couleur, et surtout ta classe verbale et ton assurance tout risque pendant qu'on grimpait. Bref tu étais UN MONSIEUR à mes yeux.
J'adresse donc mes condoléances à toute ta famille et te souhaite un bon transfert vers un endroit où on se retrouvera tous au final.
Amitiés.
Guillaume Bernard-Granger
Je ne connaissais Pierre que par ce qu'en disait Claire.
Pour moi il restera "le père", celui qui aimait sa fille et qu'elle admirait.
J'ai ressenti une relation rare, intense.
Claire, mes larmes et ma peine ne soulegeront pas les tiennes, mais sache que malgré les kilomètres je suis près de toi.
adieu
adieu Pierrot
Début des années 60, étudiants à Paris nous passions nos dimanche à Bleau avec mon frère Alain et Pierrot Wemaere, et où déja tu nous étonnais, .
L'été ta deudeuche asthmatique nous emmenais à la Bérarde: nos premiers pas en montagne, avec l'inexpérience et l'enthousiasme de nos vingt ans, le camping au milieu des rhododendrons, les marmottes qui nous piquaient la bouffe, les premières courses, la Madier, Sialouze, les Bans,en grosses, la corde autour de la taille et un vieux casque de motocycliste sur la tête...
En 87 tu m'avais fait la joie de me convier à refaire avec toi les Savoyards à la Dibona, TA voie, pour le 20ème anniversaire de l'ouverture.
Nous n'irons pas en 2007 pour le 40ème anniversaire.....
Adieu, ou plutôt A Dieu, et à bientôt.
Patrick Delahousse
SALUT CHAPS
Depuis ce fichu vendredi, je me rends compte que je t'avais cru immortel. Il faut dire que c'est l'adolescente qui t'a connu. L'adulte entendait parler de toi parfois quand elle revenait à Albertville.
La dernière fois que je t'ai vu, c'était il y a 25 ans, chez mes parents où tu étais passé un week-end où j'étais là. Tu tenais dans tes bras une petite fille de quelques mois, tu m'a regardée en rigolant et tu m'as dit "ça t'en bouche un coin, hein !". Toi l'anar, l'homme libre, tu avais fait ce choix de la vie, et finalement ça n'avait rien d'étonnant.
Jamais ne s'effacera de ma mémoire l'image du Chaps, pipe à la main (eh oui à cette époque on fumait en classe, c'était peu après 68), arpentant à grandes enjambées les allées de la classe en lisant pour nous, élèves de Première, des extraits de L'insurgé de Jules Vallès. J'écoutais passionnément en tirant sur ma Gauloise sans filtre...
Le Chaps, c'était aussi le ciné-club avec ses débats passionnés. Vous étiez quelques profs avec qui on pouvait parler de tout librement, réfléchir tous azimuts, apprendre et comprendre, quand pour moi le dialogue était impossible avec les parents. La petite maison que tu occupais alors était toujours ouverte : si on avait un moment, on allait voir le Chaps, et s'il n'était pas là on enjambait la rambarde du balcon, il suffisait de pousser la porte-fenêtre. On écoutait de la musique en refaisant le monde, on passait un moment. Quand tu étais là c'était bien mieux de refaire le monde avec toi. Tu ne nous as jamais dit que tu n'avais pas le temps.
Une fois je t'ai emprunté une grande carte de l'Amérique latine que tu avais faite. Je l'ai décalquée et accrochée au mur de ma chambre. Je me baladais autour du lac Titicaca ou à Santiago du Chili en écoutant de la musique indienne sur mon Teppaz. J'avais écrit sur la couverture de mon classeur cette phrase de Nazim Hikmet "Etre captif, là n'est pas la question, il s'agit de ne pas se rendre, voilà".
Je te dois aussi Ravel : c'est chez toi que j'ai appris à l'aimer. Demain je ne pourrai pas venir à Albertville. J'écouterai Ravel. Le concerto pour la main gauche.
Je t'aimais beaucoup.
Salut Chaps.
Annie Vernaz.
Un vide, un grand vide et tu nous laisses ce blog comme un bout de corde auquel nous nous raccrochons. J'y laisse des souvenirs du "Boréon" et celui plus récent d'une rencontre fortuite en Belledonne.
J'associe Christian, mon frère, si loin déjà, et Pierre, mon père, à ce message de sympathie pour tes proches.
Fais-nous de belles traces, là-haut ou ailleurs,
salut Chaps,
Jacques Vernaz.
Merci
Je ne voulais pas y croire.
Tu écrivais qu'il fallait revenir! Pourquoi rester? Malgré la douleur, je veux te dire Merci.
Merci Pierre pour ton partage, ta passion pour la Montagne, mais aussi et surtout par toute la manière dont tu l'a fait passé. D'un ami croisé dans un refuge au départ de course, de tes livres, de ton site internet de... tes parcours alpins qui resteront, et où nous pourrons te retrouver, le temps d'une course.
Les mots sont dérisoires.
Mes plus sincères pensées à tes proches, ta fille, ta femme, ta famille.
Merci. Tu as réussi à faire passer ton message. Protégeons et profitons de nos meijes.
Arvi Pierre
Tu avais embrassé une carrière dans l'éducation nationale mais c'est sur les rochers de nos hauts massifs que tu as usé tes fonds de culottes.
Savoyard d'origine, tu restes comme l'un des meilleur inventeur de voies rocheuses de ces dernières années. La Voie des Savoyards à la Dibona, la face sud de la Meije, la Grande Aiguille de la Bérarde, quelques jardins secrets deci-delà, on te doit de fort beaux itinéraires équipés ou plus souvent en terrain d'aventure.
Alpiniste écrivain, j'ai lu avec délectation ton dernier ouvrage "La montagne c'est pointu". Alpiniste engagé, tu menais ces dernières années une action importante contre la mécanisation du massif du Beaufortain notamment contre le projet d'extension Arêches-La Bathie.
Hormis cette passion commune pour le beau massif du Beaufortain, je t'avais rencontré il y a quelques années au refuge du Promontoire où nous avions discuté à bâtons rompus de nos projets du lendemain. Pour toi le sommet, pour nous une voie moderne en face Sud Ouest.
Il me reste l'image forte d'un montagnard forçant le respect et empreint d'humilité.
Arvi le chap's
Norbert GEFFROY
CAF La Mure Matheysine
Admirative devant la passion et l'art de ce blog que je découvre trop tard, je m'associe à votre peine et souhaite, qu'avec le temps, seuls reviennent les souvenirs heureux.
Très sincèrement,
Jacqueline Karsenty
A TOUT A L'HEURE
A tout à l'heure, Pierre chéri
Nous partons à Gilly
Nous venons te dire au revoir
anne, georges, abigaïl, candice
Merci Monsieur Chapoutot
Merci Monsieur Chapoutot,
Merci pour La MEIJE, merci pour la Voie des Savoyards et les voies du Rouget.
Votre culture alpine me fascinait et j'éprouve beaucoup de peine à l'annonce de votre départ.
Sincères condoléances à toute la famille.
Nous nous rappellerons de la voix du Savoyard.
Sincères condoléances à tous.
Partick D, j'ai retrouvé la trace de Pierrot Wemaere
Trop long à expliquer mais grâce à un mail de Pierre Chapouteau mercredi dernier qui à essayer de m'aider à retrouver Pierre Wemaere, j'ai pensé que je devais le retrouver en hommage à Pierre chapouteau. C'est fait. J'ai compris que vous le cherchiez aussi, il est au Vietnam, rentre bientôt, si vous voulez ses coordonnées, laissez moi un n° ou adresse sur le blog.
Yoyo
J'ai lu à propos de ton papa... qui était une grand figure dans son domaine.
Mes sympathies à toi et les membres de ta famille.
Affectueusement,
Anne Delisle
Ciao
Que le soleil est triste aujourd'hui… Par la fenêtre, les sommets nous renvoient à toutes les heures passées là-haut avec toi. J'espère seulement que tu as pu partir dans l'ivresse, comme promis. En tous cas, tu vas bougrement nous manquer.
A Claire et Christine, que dire, si ce n'est essayer de faire passer toute notre affection et notre amitié.
Fred et Jeanne Chevaillot
Je découvre ce site aujourd'hui, jour de deuil pour Claire que j'apprécie tant. Montagne montagne quand tu nous tiens. J'ai aussi fait de belle balades avec mon père dans nos montagnes, le Jura. Claire je t'embrasse très tendreùent.
Salut l'artiste !
Voilà un homme qui m'a fait rêver, depuis des années. Toutes mes pensées à la famille. Sincères condoléances.
Courage à tous...
La vie est faite de moments difficiles...et l'un d'eux est venu vous toucher.
Courage, vraiment...
Nous sommes prêts de vous dans votre douleur...
Difficile de trouver les mots... Alors sachez que je pense à vous.
Regrets
Condoléances d'un ami lointain mais complice des années de jeunesse et de montagne.
je te dis aussi au revoir
J'ai appris la nouvelle, comme ça par un coup de fil, de ceux qui pensent qu'on sait déjà..c'était juste hier, je n'avais ni lu la presse ni écouté la radio, j'étais dans la neige de chartreuse. par la pensée je suis simplement avec toutes celles et ceux qui t'accompagnent aujourd'hui, te remerciant pour ce que tu as écrit, si fort, si bien. Chapo le chap's
adieu l'ami..
Adieu l'ami
Petit(s) belge(s) dans les grandes montagnes, Pierre Chapoutot, c'etait avant tout pour nous des topos rigolos, des voies sympas.
mais c'etait aussi une invitation a l'eclate entre copains, la jouissance de la montagne sans limites, l'invitation a la decouverte de l'Oisans-liberte, le respect des anciens et de leur souliers a clous.
Nombreux sont les anonymes qui ont mit leur jeunesse dans ses pas.
adieu l'ami...
Mes condoleances respectueuses.
Merci
Merci monsieur le professeur d'avoir été le premier à croire en mes capacités "scolaires", vous avez été LE PROFESSEUR de ma vie.
En mémoire de Chaps, que je suis si content d'avoir pu rencontrer en 2001 pour sa dernière année de prof, meme si j'aurais tant aimé pouvoir partager avec vous, rien qu'un petit moment là haut.
Vous m'avez éclairé "les choses d'en bas", et vous symbolisez à jamais pour moi l'idéal montagnard.
Un élève.
Claire,
Je découvre aujourd'hui le merveilleux père que tu viens de perdre.
Je sais qu'il n'y a pas de mot pour allèger ta peine.
Mais sache que mes pensées vont vers toi et les tiens en ce triste jour.
A Dieu Chaps.
Aieu Chaps, Hervé et Olivier sont maintenant tes compagnons. La Meije par la face sud, la Dibona par la voi des savoyards, La Noire de Peuterey par la voi Rati, et pluseurs autres courses faites avec ta bonne humeur et ta sérénité, me laissent ton empreinte impérisable dans l'appréciation de l'absolu. Tous les sommets convoités par le commun des grimpeurs, ont perdu un de leur plus fervant embassadeur. La montagne t'a enveloppé dans son linceul, ce qui est une marque d'amour trop exclusif, nous laissant tous sur une syphonie inachevée. Le souvenir de ton calme et de ta joie de vivre restera gravé dans notre mémoire.
A Christine, à Clair, nous rendons homage à votre courrage pour surmonter cette lourde épreuve.
Honoré
claire je lisais ton blog avec amusement me demandant bien comment on pouvait arriver a cet état de liberté et le gout de la decouverte
Je sais maintenant un beau cadeau de ton pére
La montagne est cruelle et pointue aussi
je pense a votre famille
Stef
A l'écrivain montagnard
La Meije perd son meilleur biographe. Au nom de tous ceux qui, en raison de leur situation géographique, âge, handicap, incompétence, charge d'âme, etc... ne parcourent la montagne qu'assis chez eux avec un livre dans les mains : merci pour tes écrits au style direct et évocateur, et la documentation toujours abondante ! Les lire c'était devenir un peu copain avec un montagnard particulièrement bienveillant. La nouvelle aux infos m'a beaucoup ému...
Chaps
Collègue, voisin et ami depuis plus de trente ans, tu m’as fait découvrir la montagne, à skis le plus souvent, à pieds et en crampons. Je ne grimpais pas aussi je ne connais pas les ascensions que tu aimais tant ; mais combien de belles courses que tu as mises à ma portée en m’attendant et m’aidant dans les passages délicats pour moi.
Ton immense culture te permettait de m’expliquer le terrain et l’environnement où nous cheminions. J’aimais faire des photos avec toi sur les sommets, tu avais même accepté de mettre un pull jaune, plus claquant sur les diapos.
Désormais, je vais attendre longtemps le petit coup de fil du lundi soir : « Allo Pierrot, c’est Chaps, tu es libre pour une rando demain ? »
Nous étions très nombreux hier à Gilly pour t’adresser un dernier salut.
Merci. Salut Chaps !
souvenirs
Quel vide tu laisses,Pierre!!
Perdu dans la foule de tes amis ce mardi lors des derniers hommage à un grand bonhomme,l'immense tristesse qui m'étreint depuis ta disparition ne me quitte plus.
Même la montagne, comme également dans un dernier hommage à celui qui l'aimait tant, aprés t'avoir pourtant pris (mais aurais tu souhaité une autre fin?), s'était faite belle, radieuse et acceuillante sous un ciel parfaitement pur.
Voilà, je suis rentré chez moi, dans le Verdon, dont tu connaissais aussi les voies (mais dans quel domaine tes connaissances n'étaient-elles pas encyclopédiques?).
Chaque année je campe quelques jours à la Bérarde,avec celle que j'y ai rencontré, alors que nous campions avec toi il y a...45 ans, entre copains venus de Paris. Toi ,Alain, Pierro Wemaere et 2 ou 3 autres. Je me souviens que celà t'avais consterné, comme s'il avait été sacrilège de regarder ailleurs qu'en direction des cimes!.
Et bien cet été il va être difficile de retenir nos larmes , à Claudine et à moi, lorsque nous foulerons le petit carré de verdure où nous plantions notre tente, ou encore quand j'irai au pied de la voie des Savoyards que j'ai parcourue avec toi.
Pierre, je crois que je ne saurai te dire autre chose que: MERCI.
Patrick
PS: Yoyo, si vous avez les coordonnées de Pierro Wamaere: Patrick Delahousse 04500 Montagnac 04 92 77 59 43 patrickdelahousse@club-internet.fr
club théatre
Pour moi, chapoutôt, ce n'était pas la montagne, mais le club théatre et l'histoire géo; la découverte en terminale (mieux vaut tard que jamais) qu'un cours d'histoire géo pouvait être intéressant; et les soirées passées à répéter dans la salle du club théatre, le bonheur de jouer, la chaleur et la joie du "prof".
Merci
M.P.Bufflier
Au revoir
Je ne vous connaissez pas, mais je vous admire pourtant déjà, comme tellement de gens qui, dans leurs hommages pleins d'émotions, vous font revivre pour un moment.
On était une bande de lycéens passionnés de montagne...
Dans la vie on est amené à croiser des personnes qui comptent, des personnes qui vous laissent une empreinte qui vous suivra tout au long de votre existence.
Pierre fait partie de ces personnes.
On était une bande de lycéens passionnés de montagne. Pierre nous a pris sous son aile. Il n’a pas compté son temps, il a fait preuve de patience et il a fait de nous bien plus que des alpinistes.
Il nous a appris la montagne joyeuse, celle des fous rires entre copains. Il nous a appris le plaisir de la grimpe au soleil sur les plus beaux calcaires,la découverte des coins sauvages de l’Oisans.
On était un groupe soudé par la même passion , puis la vie nous a amené à prendre chacun notre trajectoire. Mais bien au delà de l’apprentissage de la montagne, les valeurs acquises grâce à lui auront influencé notre vie.
François Cartier
Chapoutot est mort. Nous on l'appelait chaps. Quand il s'agit de quelqu'un qu'on aime bien on lui donne un surnom. C'est plus affectif et c'est une façon de se l'approprier. On se l'approprie par ce que c'était notre idole et un exemple pour nous. Et quel exemple ! On le voyait peu mais çà nous suffisait tellement son charisme et la considération qu'il avait pour nous étaient forts. Son décès, je l'ai appris sur France Info, une radio nationale à une heure de grande écoute. Cà prouve qu'on n'était pas les seuls à connaître ses qualités. Combien de vocations de géographe, d'historien, de montagnard il a suscité, personne ne saura le dire mais putain quelle image il laisse en nous et quelle révolte sa disparition suscite ! Quand j'ai entendu France Info je n'y ai pas cru. On ne comprend pas et on n'est pas d'acccord. On a tous les boules et il va nous manquer. C'était notre idole et c'est notre idéal de vie qui s'en va avec lui. Il manquera beaucoup et d'autant plus qu'on sait sa vraie valeur, son intelligence et ce qu'il aurait pu être s'il avait voulu : président du CAF, homme politique mais il a préféré rester à l'écart de tout çà pour se consacrer à des personnes - des cas - comme nous et çà on lui en sera à jamais reconnaissants. On ne peut pas enlever la neige qui l'a enlevé. On ne peut pas le résuciter mais l'idée de perpéter son souvenir par une ballade sur le lieu où il a disparu en se rappelant combien nous ne sommes rien à côté de lui nous est agréable.
Pierre Laguillaumy
Il comptait et a toujours compté beaucoup pour moi, c'est lui qui m'a fait aimer et découvrir la montagne ainsi que l'escalade, c'est lui qui m'a fait reprendre cette activité des années plus tard car il est toujours resté dans mon esprit par son enseignement, ses paroles, ses conseils. Et bien qu'ayant perdu le contact avec lui, je sentais souvent qu'il continuait à veiller sur nous, ses anciens élèves, en paroi dans les moments difficiles, au moment où il fallait poursuivre et s'accrocher.
Ce n'est pas seulement une figure de l'alpinisme qui disparaît, mais un homme qui a montré la voie à beaucoup de jeunes. Il continuera à rester dans
nos coeurs pour longtemps. Un grand grand bonhomme s'en va...
François Hubert
Pour raconter Pierre, de tous ces moments de vie partagés, je pourrais évoquer des milliers de souvenirs, des anecdotes drôles et cocasses bien sûr, certaines probablement plus ordinaires, celles qui ont compté pour moi et peut-être pas pour les autres, des moments où il pouvait râler, jurer, aussi des moments de bonheur, sans forcément s’en rendre compte, sans besoin de mots pour l’exprimer.
Ado, l’air de rien, on s’est nourri, construit de tout cela. C’est rare et précieux, une relation avec un adulte autre que ses propres parents.
Alors aujourd’hui, adulte à mon tour, ce qui reste en moi de lui c’est au delà de la montagne.
Vincent Goujon
Parmi tous ceux que j'ai rencontré au cours de mes années de lycée, tu auras certainement été le premier adulte que j'ai pu qualifier d'ami. A cette période où se décident les grandes lignes de notre vie d'homme, tu m'as montré que l'on pouvait organiser son existence autour d'une passion, la montagne, sans pour autant sacrifier d'autres centres d'intérêts (la littérature par exemple). Plus que tout j'ai le sentiment que tu m'as enseigné, bien au-delà de tes cours, qu'être adulte c'est savoir prendre ses responsabilités et assumer les conséquences de ses actes. Je me souviens de ce passage à corde tendue sur une sale vire pleine de cailloux des Aravis, où ma corde, qui trainait au sol (tu n'aimais pas ça !), déclenche la chûte de quelques cailloux sur ceux qui nous suivaient (Marc et Vincent?). Tu m'avais vertement engueulé et comme je te faisais remarquer (de mauvaise foi) que ce n'était pas moi mais ma corde la responsable du parpinage, tu m'as répondu : "si tu n'étais pas là les cailloux ne seraient pas tombés."
Quand je pense à toi maintenant je revois ces multiples week-ends où tu as eu la patience de nous traîner au bout de ta corde malgré nos moqueries et nos maladresses d'apprentis montagnards. Sacré liste de course que tu nous as fait parcourir durant ces 4 années : une initiation exhaustive aux falaises calcaire de la région : Bornes, Bauges, Chartreuse, Aravis... avec la chance de participer à l'ouverture de quelques unes des plus belles lignes de ces massifs. Sans même nous en rendre compte tu nous as propulsé dans une pratique moderne, novatrice pour l'époque : utilisation des coinceurs, progression en libre si possible, grimpe en chaussons, montagne en style "alpin"... Bref, j'espère que tu es fier de ce que nous sommes devenus comme montagnards, parce que c'est à toi que nous le devons.
Chaps, t'étais un sacré grimpeur et bien plus que ça pour moi !
Cyrille Le Menestrel
le jeudi à Marlens...
Elève au lycée jean moulin jusqu'en 1970, Pierre CHAPOUTOT fut mon professeur, bien sûr, mais il fut surtout un formidable éducateur qui m'a sorti de ma torpeur d'adolescent. Il entraînait quelques élèves chaque jeudi à l'école d'escalade de Marlens. Nous étions nuls et il était d'une patience phénoménale. Ensuite, alors qu'il aurait certainement pu améliorer sa liste de courses avec de vrais grimpeurs, il nous conduisait dans des itinéraires à notre portée, en Vanoise, en Oisans.A cette époque on s'encordait directement sur la corde, un peu de vin rouge traînait souvent au fond de sa gourde ! Bon dieu que c'était bon ! Il nous a communiqué sa passion pour la montagne, la partageant avec nous, pauvres débutants, en nous faisant profiter de son extraordinaire personnalité... Même si je n'ai pas persisté en escalade, je remercie Pierre CHAPOUTOT pour ce temps qu'il nous a consacré.
Assure bien là-haut Chaps !
Les larmes aux yeux et la gorge serrée, dans un moment de recueillement, j'aimerais que les touches du clavier soient celles du piano dont je n'ai jamais appris à jouer. Mais tu m'as tellement appris de choses tout aussi indispensables et quelques fois inutiles, donc encore plus indispensables, Chaps, que je ne regrette pas. Avec quelques autres des professeurs des années 70 au Lycée Jean-Moulin d'Albertville, tu es LE professeur d'histoire-géo qui m'a ouvert les yeux sur le temps et l'espace d'un monde qui ne va bien que dans ces sommets (hormis ceux du G8 et autres parodies). Adolescent et donc à la recherche, je me rends compte à quel point tu as été pour moi un vrai RE-père. Au "club Théâtre", j'ai découvert grâce à toi Jean Anouilh, "La foire d'empoigne" et la salle de Maîstre sous un autre jour, celui du voyageur immobile. A Marlens, dans les Ecrins, la Vanoise, et sur autant de voies exigeantes, tu m'a permis également de faire face à ma condition humaine et de la dépasser. C'est à nouveau le moment. Tu comptes, Chaps, tu comptes toujours. J'encaisse. Salut, je vais me cacher pour pleurer. Demain, on en rira ensemble.
Salut Pierre
J'ai 56 ans. Tu a s été mon prof durant ton service militaire en 1967 à Autun. Je me souviens de toi comme si c'était hier, troublion des certitudes historiques, passionné, entier, envoyant de grandes claques dans le pilier central de la classe comme si tu avais voulu les donner à Napoléon lui-même que tu n’aimais guère….
Je t'ai retrouvé au retour d'une course en montagne. Nous nous étions reconnus instantanément, plus de 20 ans plus tard! J’ai parcouru tes voies, lu tes bouquins. Ils sont sur mon étagère… Donc tu es là, malgré l’absence.
Très sincères condoléances à tous ceux que tu laisses
Noël
Je pense à vous
J'ai appris par le blog de Claire la disparition de son cher papa. J'étais déjà touchée par l'humanité de cette jeune personne.A travers ce site et les commentaires qui évoquent son père, je comprends qu'il s'agit de la perte d'un grand bonhomme, d'une grande liberté d'esprit qu'il partageait avec bonheur semble-t-il. J'aurais aimé avoir un tel père, un tel ami. Ceux qui l'ont cotoyé ont eu de la chance.Je lui souhaite bonne route là où il est.
Toutes mes sincère condoléances à son épouse, sa fille et ses proches.
tristesse
Les passionnés de montagne ne sont pas les seuls à
être tristes.
Grâce à ce site,j'ai eu l'occasion de communiquer avec un homme très ouvert et d'une profonde humanité.
Merci pour tout Chaps.
Ceux-là qui n’échangent rien ne deviennent rien (Saint-Exupéry, Citadelle)
C'est peut-être cela que tu nous as le plus transmis Chaps.
"…comme eux, il aura petit à petit accumulé cette carcasse d'âge et de roublardise qui s'appelle l'expérience, et qui n'empêche pas de commettre, quelque jour, l'incroyable bévue. Qu'elle est longue, la liste de tous les vieux renards emportés par surprise, quand on les croyait invulnérables ! Invulnérables, les vieux renards ? Ni plus ni moins que les jeunes loups, seulement un tout petit peu plus roublards, plus habiles à faire la nique au mauvais sort,….."
Je t'ai rencontré comme tant d'autre à l'adolescence(le propre même du professeur). Mais voilà tu n'étais pas prof comme les autres…..
Ta verve, parfois même ta gouaille, nous la buvions tel le nectar. Un peu théâtreux, toujours entier et vrai, tu ne mâchais pas tes mots et parfois dérangeais.
Nous connaissions tous, ta passion pour la montagne et tu savais nous faire vibrer avec toi. Tirant de nous le maximum, ne nous laissant aucun répit sans ménager ta peine. Chacune de tes heures de cours était une "représentation" et nous ouvrait de nouveaux horizons au gré de tes humeurs. Traînant derrière toi et laissant dans les couloirs de Jean MOULIN les effluves de ta pipe reconnaissables entre mille.
De retour de montagne nous nous retrouvions très simplement, élèves et professeur, autour d'une table et d'une assiette de pâtes. Conversations animées, avec toujours cette petite flamme au fond des yeux.
Aucune de tes humeurs ne pouvait nous échapper. Lorsque le doute t'envahissait, la douleur du dilemme sur ton visage fermé transparaissait. Puis la solution t'apparaissait ; sourire et yeux rieurs revenaient.
Quelques années plus tard je t'ai retrouvé, comme collègue cette fois. Nul changement, Monsieur Chaps était le même…
Il n'engendrait pas la morosité, ne supportait pas la médiocrité. Il faut toujours aller au bout des choses.
L'exigence : ne pas baisser les bras devant les adversités, même celles de la vie et défendre son (ses) idéal(aux).
Profiter de la vie et la consumer en plein, pas de demi-mesure…..
Une chose est certaine tu n'as jamais engendré l'indifférence. L'idolâtrie ou le rejet.
Tu fais une sortie à ton image, THEATRALE, nous laissant orphelins, ayant repoussé les limites et vibré jusqu'à l'extrême.
Tu n'aurais souhaité une autre fin ici-bas et "quitte ce monde heureux".
"….Ah tenez, l'idée d'aller me casser la figure en montagne quand rien ne m'y oblige m'est moins insupportable que celle de m'éreinter au boulot, ou de faire don de ma peau aux faiseurs de canons !"
Je pense aujourd'hui à Christine et l'assure de tout mon soutien.
Encore une fois tu nous ouvre la voie.
Pascale
Dors bien, mon frère chéri, dors bien...
anne
Peyo,
Merci de m’avoir fait découvrir et aimer les trésors de ton Alpe et de m’avoir fait faire mes premiers pas (laborieux !) d’alpiniste…Et merci surtout de m’avoir fait grandir, encore aujourd’hui, malgré les larmes, dans ma quête du bonheur en montagne.
Il va me manquer, le son de ta voix, tantôt fustigeant la médiocrité humaine dans tes assertions ironico-fracassantes, tantôt chantant la contemplation, souvent à poil en pleine brousse, des paysages découverts ! Ils vont me manquer aussi, tes râles dramatiques (!) lorsque la carcasse n’en pouvait plus : tu finissais bien tout le temps par repartir, cahin caha, mais tu aimais tellement qu’on te plaigne ! Il me manque surtout et déjà, ton Orgueil que j’aimais tant charrier de ma petite personne (ce que tu adorais !), lui qui donnait souffle aux montagnes, à ta vie et à la mienne…
J’espère que là où tu es, rien ne vient plus entraver ta Jouissance. A bientôt là-haut et Merci pour tout, vieil apache !
Roro
Le poète disparu…
Comme beaucoup, j’ai appris la nouvelle du décès de Pierre Chapoutot en écoutant France Info dans ma voiture. Je le savais pratiquant l’escalade mais j’ignorais qu’il était cet alpiniste de renom.
Il a été mon professeur en 2nde et 1ère au Lycée Jean Moulin, il y a 15 ans...
Je garde un merveilleux souvenir des années au Lycée, des camardes de classe, de l’option Sport et... des cours d’Histoire-Géo de Chapoutot.
Pas très conventionnels mais tellement vivants !Il nous encourageait durant ses cours à développer notre sens critique, à ne pas tout gober.
Chapoutot restera pour moi le Mr Keating du Cercle des poètes disparus.
Je m’associe à la peine de ses proches, et en lisant ces nombreux témoignages, je m’aperçois qu’il a été important dans la vie de beaucoup de monde.
Pierre Chapoutot a été le 1er à me faire prendre conscience qu’il est toujours possible d’être moins con.
J’essaie...
Good night, sweet prince, good night...
dernière ballade
Je me blottis à l'arrière de la Kangoo; direction raquettes à Glais Rouge au dessus de Bonneval.
Le soleil est radieux mais vos coeurs tristes: Marie-Agnès s'est éteinte il y a quelques jours.
Peu de bavardages ce jour là.
A l'abri d'un rocher pour se protéger du froid casse croute: pour toi tofu et petite mousse.
Au retour, dans le coffre s'entrechoquent des bouteilles: Muscat de Hongrie me dis -tu. Je ne connais pas. Tu me promets de me le faire goûter bientôt.... Merci Pierre , merci Christine pour votre amitié.
tristesse et colère
l'ange de l'Oisans foudroyé en plein vol !
tristesse évidente !
pour nous, jeunes alpinistes dans les années 70, très vite, les voies Cordier et les voies Chapoutot sont devenues LA référence en matière d'esthétisme, d'intelligence de tracée avec cette touche personnelle qu'avait Chapoutot à toujours trouver la face rocheuse d'un attrait incomparable où le grimpeur se sentait comme habité de "l'évidence" !
mais colère aussi!
car nos poètes, nos artistes des cîmes, ces exemples d'humilité et de discrétion, comme l'incarnait si bien Chapoutot, tous ces anges qui nous ont fait et nous font encore rêver, partent bien trop tôt au beau paradis blanc !
je sais bien que nous tous, grimpeurs, alpinistes, ou simples montagnards, nous sommes prisonniers à vie de notre passion dévorante mais si on a été inconscient, téméraire et fougueux plus jeune, la maturité nous apporte l'équilibre, l'harmonie et la sagesse dans nos projets sportifs !
de grâce, pour nous tous, modestes alpinistes et pour ceux qui ont entouré affectueusement Chapoutot, je forme un souhait:
que nos anges actuels de l'aventure et des altitudes extrêmes sachent s'arrêter à temps dans leur quête du Graal !
la montagne est encore généreuse pour nous tous, même modestement et ce jusqu'à des âges bien avancés !
vous aurez encore tant à donner, à transmettre, avec l'énergie qui vous habite, et dans bien d'autres domaines et nous continuerons à vous aimer autant, nous et les jeunes générations!
restez des lumières petillantes et pas des étoiles filantes, de grâce !
Joel Lacaille
J'ai l'impression d'avoir perdu un fidèle ami, même si je ne te connaissais pas personnellement, Pierre. Tes livres m'ont enthousiasmé ! Ils étaient souvent sur mon chevet, berçant mes rêves d'alpiniste contemplatif. Ils le resteront encore, bien sûr, mais avec en toile de fond une grande tristesse. Ta conception de l'alpinisme, ton approche de la montagne, me touchaient en plein coeur. Ton amour pour les cimes rayonnait de toutes parts, et a raffermi le mien. Je t'en resterai toujours redevable. Repose toi bien, Pierre, nous t'aimons tous et t'envoyons notre compassion, là où tu es désormais.
Thierry
Oui, nous t'aimons tous
Repose-toi bien, Pierre...
a.
Admiration
C'est en apprenant sa disparition que je redécouvre Pierre Chapoutot que je n'ai connu qu'au tout début des années 70. Nous avions fait sa connaissance à Pâques dans les Calanques où il était venu avec deux autres amis. J'étais alors jeune lycéen et une quinzaine d'années nous séparait. Je l'avais revu l'été suivant à la Bérarde où, avec d'autres grimpeurs venus de la région parisienne, nous avions mis nos pas dans sa voie des Savoyards à l'Aiguille Dibonna, peu d'années somme toute après son ouverture. Tracé inoubliable. Ah cette traversée !
Alors que le mauvais temps était installé sur l'Oisans et aiguisait les nerfs de nos attentes, Pierre m'avait entraîné vers le Massif plus clément du Vercors où nous avions parcouru une voie juste en face du Mont Aiguille (Alzeimer n'est pas là, mais je serais incapable d'en donner le nom). Je suppose qu'il avait dû la choisir pour mieux pouvoir contempler la merveille calcaire qui nous faisait face !
L'été suivant, 72, fut la dernière fois où je l'ai brièvement croisé dans une taverne de Chamonix, l'air recueilli, toujours avec sa bouffarde.
J'ai ensuite, à tort ou à raison, tourné le dos à la montagne pour me confronter à d'autres horizons.
Au hasard de promenades chez les bouquinistes, j'ai découvert assez récemment son "En Savoie", que j'ai parcouru avec plaisir, sans savoir tout ce qu'il avait écrit depuis. Je découvre à présent avec admiration son oeuvre et son extraordinaire blog à qui il faudrait, coûte que coûte, donner une forme éditoriale. Je me suis mis en quête de sa "Meije" et de sa "Montagne c'est pointu".
Je garde en mémoire sa voix, je découvre son style. Ses livres et ses autres écrits nous apporterons encore beaucoup.
Sa disparition m'attriste. Mes pensées vont naturellement aussi à sa famille.
Roger Darrobers
adieu et merci
je garde encore aujourd'hui le souvenir de ce cadeau d'anniversaire: mon premier sommet dans les alpes. Tu m'as appris un peu plus que ce qui était prévu au programme cette année là, la montagne et surtout les gens....
Merci chap's
Je ne connaissais pas Pierre, je venais de decouvrir "La montagne s'est pointu". Ecrits remarquables qui me faisaient rever loin de mes montagnes favorites.
Sinceres condoleances a ceux qui restent.
Un ancien élève
C'est avec une très profonde tristesse que je viens d'apprendre le décès de Chap's. Je garderai toujours de lui ses entrées théâtrales et ses envolées lyriques... son entrée en salle de cours la rose entre les dents pour célébrer à sa manière le baptême de Clovis. Beaucoup de ses élèves partageront, j'en suis sûr, cette tristesse. Un des profs les plus appréciés et les plus populaires du lycée.
Très sincères condoléances à sa famille.
Stephane Bieganski
Super Prof
Emue pensée à l'annonce de la disparition de mon prof d'histoire-géo préféré, même si ça remonte à quelques années maintenant du coté de Jean Moulin à Albertville. Enthousiasme, sens de la communication et du partage de sa passion donnaient à ses cours une vivante dimension et de l'altitude à la salle de classe...
maintenant les messages se disent à voix basse
tu es la nuit dans les rêves, le jour dans l'ombre des feuilles sur le mur, dans les bouquets de fleurs déposés sur la table..
dors bien, mon frère chéri, dors bien
anne
On pense à toi tous les jours.
Tendrement,
Suzanne
Site internet de Volodia, au hasard, j'apprends cette terrible nouvelle. Après Pierre Allain, la face sud de la Meije est de nouveau dans la pénombre. Restent les souvenirs de moments heureux d'un Bastion Central et d'autres joyaux estampillés Chapoutot. Ma petite Pauline Meije, 3 ans, et son frère Pierre ne se doutent pas que je suis, en tant qu'amoureux de l'Oisans sauvage (et moderne), triste aujourd'hui. Au revoir Pierre, merci pour les traces que tu as laissées.
Philippe.
C'est l'oubli qui fait mourir et nous ne t'oublierons pas Pierre.
Sur les traces de mon père fou de montagne, j'ai si souvent lorgné, gamine, la Grande Dame des Ecrins, du vallon des Etançons...40 ans plus tard, vibrante de l'exigeance de mes premières amours, j'en ai fait le tour, sur ses traces, retrouvées dans des croquis, de vieilles cartes crayonnées...Cette Meije qu'il aimait tant, que tu aimes tant et dont tu parles si bien !
C'est l'oubli qui fait mourir et nous ne t'oublierons pas Pierre.
Mais l'absence est cruelle . Une pensée toute paticulière à tous ses êtres chers qui l'entouraient, pour porter avec eux leur peine un tout petit bout de chemin.
Un grand Merci de la famille Boileau
Il a su si bien faire revivre mon arrière grand-père Emmanuel Boileau que je partageais avec lui la conviction que son rôle et ses qualités physiques et humaines ont été déterminants pour la première ascension de la Meije.
Cela ne faisait qu'un mois que je conversais avec lui par mail, il m'envoyait des photos et ses sentiments envers mon "grand-père".
Je suis très triste de sa disparition.
Que son blog, le plus beau à ma connaissance, devienne un exemple pour tous ceux qui aiment et partagent. Merci de prolonger la publication.
Merci Pierre Chapoutot pour votre beau et émouvant livre.
Eric Breuzet
Bye Chaps
Depuis que j'ai appris la mort de Chaps, j'ai du mal à empecher les souvenirs de remonter à la surface. Je ne m'y fais pas.
Tu as d'abord été mon prof d'histoire-géo au lycée Jean-Moulin avec James Chevalier et j'ai été immédiatement séduit par ton sens critique aigu et ton sens profond de la liberté dans laquelle je me retrouvais tant. Ouvrir les yeux et surtout l'esprit des élèves est une des taches les plus nobles du métier de professeur.
Puis il y a eu Marlens avec mon meilleur ami Olivier Comerson et mes débuts en escalade.
Le respect profond d'une montagne "plaisir" naturelle et sauvage,aux antipodes des "lunapark" que certains créer me resteront toute ma vie. Sans doute est-ce aussi grace à toi que je l'aime tant, ma montagne !
Je ne te l'ai jamais avoué mais tu étais une référence pour moi. Mes pensées vont vers tes proches à qui j'adresse mes plus sincères condoléances. Je n'ai pas oublié Olivier, je ne t'oublierai pas. Au revoir Chaps
Nicholas STRZALKOWSKI
bonsoir pierre
bonsoir christine
a.
Salut cette fois !
Ca y est, cela fait quelques temps que j'ai lu ton blog dans son ensemble, découvert après ton départ malheureusement. Que c'est beau ! Vivre une telle passion et la faire partager avec tant d'entrain, j'aimerai en faire autant mais encore faut-il avoir la même passion et cette verve ...J'étais jeune quand j'ai grimpé et partagé de beaux moments avec toi, je ne me rendais pas compte de cette chance ! 15 ans après notre dernière rencontre, je réalise enfin ce que tu m'as apporté, c'était hier ! J'ai lu de beaux témoignages, chacun sa sensibilité mais toujours authentiques comme tu l'as été, je comprends cette impression qui ne me quitte plus. Un jour, tu m'avais dit "cest difficile de tutoyer son professeur", oui c'est vrai mais était-ce seulement pour ça ? J'espère pouvoir parcourir certaines voies ouvertes ensemble avec mes enfants, me souvenir, ce sera fort...
Salut Chaps, je vais me faire une raison...
s'il te plaît, pierre, n'oublie pas de venir dans les rêves, qui sont évidemment faits pour ça...
pour toi, aujourd'hui dimanche, tulipes, anémones et pensées...
Adieu Monsieur le Professeur
C'est par hasard que j'ai appris le décès de Pierre Chapoutot, mon prof d'histoire en classe de 1ère C1 à l'école militaire préparatoire d'Autun en 65/66.
Je garde le souvenir d'un homme de passion, d'enthousiasme et de liberté - il en fallait pour signer "PC" là où il était à l'époque - et qui s'est donc épanoui dans la montagne, ce que j'ignorais alors.
Quelle tristesse!
Amoureux de la montagne exile au Texas, je reviens de temps en temps sur le site du Chaps, pour voir un peu les images, lire ses textes toujours captivants. J'y revenais toujours avec bonheur.
Mais maintenant, j'ai le coeur lourd. C'est une tres triste nouvelle pour tous les gens de la montagne.
Courage a tous les proches du Chaps. Mes sinceres condoleances.
Stephane
Pâques
En ce jour hautement symbolique de Pâques, je songe à mon petit frère, en route pour la lumière. Mais c'est à Christine, restée dans ce monde, que j'adresse mes plus affectueuses pensées. Nanon
En partage
Depuis 30 ans que je me perds en Oisans, je ne l'avais jamais rencontré. Pourtant je m'en sentais proche lorsque nous bivouaquions à la Maye, dans le vallon du Chardon, au Plaret, au col de la Temple ou dans notre voiture sur le parking de la Bérarde. Parfois, Catherine nous disait qu'il était là, quelque part dans le jardin.
Cet été, je penserai à toi, au bord du Vénéon, un soir de pluie, quand l'eau est comme du lait de la reine Meije.
salut Peyo,
Moment ému de méditation aujourd'hui face au pourri,montant à plan séry avec mes Amis.
Au sortir d'une conversation passionnée sur la vie,la mort et le mystère du devenir de l'esprit, je prends un moment seul pour me retourner et méditer...
La dernière fois qu'on était ensemble, c'était là haut, puis à bonvillard, l'été dernier, si lointain, déjà...
A plus !
roro
(j'espère que tu te cailles pas trop dans l'Au delà !...Question bonus : l'Au delà, c'est plus haut que l'En haut ?!)
huit mois déjà, pierre... et voilà deux mois, le doigt de dieu par une si belle journée..
Au revoir
Mon message vient tardivement puisque je ne suis au courant de la disparition de Mr CHAPOUTOT que depuis peu. J'en suis boulversée et souhaitais me joindre à ces messages pour dire que j'avais Mr CHAPOUTOT en prof d'histoire géo et qu'il restera pour moi un de mes meilleurs enseignants, qui a su me donner l'envie d'apprendre encore et encore.
Je pense à vous, et à Claire (que j'ai eu l'occasion de cotoyer dans les couloirs du lycée)
Maggy ANSANAY-ALEX
Bientôt 1 an...
...que tu nous a quitté. En cette période de fêtes de Noel et de nouvel an cela doit être encore plus dur pour ta famille. Amitiés à tous et courage. Pensées les yeux humides pour toi.
Guillaume
merci, pierre, pour la force que tu nous as laissée
merci pour avoir tant aimé la vie
anne
Voila un peu plus d'un an que tu es parti et pourtant, je continue à venir ici, en quête d'un nouvel et bien improbable article de ta part.
Je t'envoie tout là haut mes salutations respecteuses.
1 an déjà que tu es parti...Ai bien pensé à toi et Christine ce 20 Janvier. Tu me manques toujours autant..."Pourtant, que la montagne est belle! Comment peut on s'imaginer...".
A +
roro
compassion
Une pensée pour la famille de Pierre et surtout à Claire que je n'ai pas revu depuis des années, mais avec qui j'ai gardé de bons souvenirs de nos années d'école.
J'ai malheureusement vécu la même situation en juillet dernier et je partage votre douleur.
A bientot si on a l'occasion de se recroiser
Si loin si proche
J'avais appris sa disparition par le téléphone montagnard...ancien élève, j'avais ressenti une vive émotion à l'annonce de son décès pour cet homme passionné pour qui j'avais un respect immense. Aujourd'hui, je tombe par hasard (merci Google) sur ce blog et un sur un texte qu'il a consacré à mon cher Beaufortain et par extension à notre chère Savoie. Quelle émotion à la lecture de ses mots...J'aurais aimé l'écrire. A'rvi Monsieur.
Un p'tit coup à ta santé
Un p'tit bourguignon mijote sur la cuisinière, installé au soleil davant la maison, la campagne est calme comme un dimanche après-midi, les chats ronronnent pas loin, les ânes croisent de l'autre côté de la clôture électrique et me toisent impavides, je vais faire un petit tour sur le blog de Chaps, histoire de me mettre d'applomb en compagnie d'un grand homme...
Salut Chaps, salut à vous toutes et tous, ses ami(e)s.
Un beau cadeau
Dans l'impossibilité d'aller en Montagne ( ma grande passion ) voilà que je viens de trouver ce blog - je n'en connais personne mais , voyant l'avis de décès , je ne peux repartir sans remercier de tout coeur celui qui en est l'auteur - Comment ne serait-il pas dans l'Eternelle Splendeur ,celui qui l'a tant aimée ? Je trouve là des photos qui , sans être forcèment des lieux où j'ai randonné pendant presque 30 ans ,me font revivre ce temps béni à jamais et dont l'âge avancé m'éloigne physiquement .
VIVANT ailleurs et autrement ,voilà ce que je crois de celui qui vous a quitté . Paix sur lui .
Bernard Wyns
Bonjour.
Bernard Wyns est mon parrain. Son père était jardinier et il se préparait à entrer au séminaire. Nous habitions le Boulleaume, petit hameau de l 'Oise.
S'agit-il de la même personne que vous citez dans votre blog, ou bien d'un ''homonyme''? Si vous possédiez des informations complémentaires, je les accueillerais avec baucoup de plaisir.
Merci !
Tombé par hasard sur votre blog, je constate que la solidarité montagnarde n'est pas une légende...
C'est un état d'esprit.
De tout coeur avec vous.
Ton site je le trouve vraiment bien, viens voir le mien si ça te dis d'avoir une ou 2 très bonnes recettes :P
http://cuisine-de-stephanie.blogspot.com/
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